Migraine : les traitements anti-nausée

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Dans bien des cas, la crise migraineuse s'accompagne de nausées, voire de vomissements.

Si le traitement de la crise (médicaments anti-douleurs ou triptans) permet de faire passer la douleur, des traitements complémentaires peuvent être utiles pour atténuer les autres symptômes désagréables.

Les antiémétiques

Si les vomissements peuvent être source de soulagement, ils peuvent aussi être très gênants et empêcher la prise de médicaments.

Il est possible de les combattre avec des médicaments anti-émétiques (anti-nausées) :

  • En gouttes ou en injection.
  • En comprimé lyoc (orodispersible).

Il en existe plusieurs, les plus efficaces étant, la dompéridone ou encore le métopimazine. Néanmoins, pour la Haute Autorité de santé (HAS) :

  • Le métoclopramide a un « intérêt thérapeutique qui n’est pas documenté par des données cliniques issues d’études de bon niveau de preuve à la posologie de 30 mg/j ».
  • « Les données disponibles ne permettent pas d’établir solidement l’efficacité » de la dompéridone.
  • « Les données d’efficacité disponibles de la métopimazine sont peu nombreuses ».

Par ailleurs, en raison de leur balance bénéfice-risque négative (c'est-à-dire qu'ils font encourir plus de risques qu'ils n'apportent de bénéfices), la prescription de dompéridone, de métoclopramide ou de métopimazine ne doit être envisagée « que si la prescription d'un antiémétique est indispensable, c'est-à-dire uniquement en cas de vomissements ayant à court terme des complications graves ou très gênantes ». En effet, ils présentent des effets indésirables graves (voire mortels) alors que leur efficacité n'est pas établie. IIs sont le plus souvent à proscrire chez les enfants, les personnes âgées et chez les femmes enceintes ou allaitantes.

Les anxiolytiques et la migraine

Une crise migraineuse, surtout si elle est violente, peut être une source importante de stress et de crispation. Certaines personnes ont alors recours, sur prescription médicale, à des sédatifs ou des anxiolytiques qui :

  • Calment l'anxiété qui risque d'aggraver les symptômes.
  • Qui ont un effet somnifère et aident à dormir malgré la douleur, facilitant ainsi le passage de la crise.

Seul le médecin peut évaluer avec vous la nécessité d'un tel traitement, qui présente tout de même des effets secondaires, dont un risque de dépendance.

Si vous pouvez, mieux vaut éviter d'y avoir recours, en préférant à ces médicaments les méthodes de relaxation.

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Si les crises sont trop fréquentes et/ou trop intenses, il peut être nécessaire de suivre un traitement de fond.

Ces pros peuvent vous aider