Méningite foudroyante

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka

Sommaire

Les méninges désignent les enveloppes du cerveau et de la moelle épinière. La méningite foudroyante est une infection des méninges potentiellement mortelle dont nous vous déclinons les principaux symptômes ainsi que le traitement dans cet article !

Méningite foudroyante : généralités

La méningite correspond à une inflammation des méninges tandis qu’une méningo-encéphalite concerne aussi le cerveau. La majorité des méningites est d'origine virale. Les virus concernés sont :

  • les entérovirus, donnant habituellement des symptômes digestifs ;
  • HSV : herpès ;
  • HIV : virus du SIDA.

Les bactéries responsables de méningite sont les suivantes : pneumocoque : 20 à 30 % de mortalité et méningocoque : 10 % de mortalité. Plus rarement : listeria monocytogenes, streptocoque du groupe B et bacille de Koch (tuberculose).

Le pronostic d'une méningite bactérienne est sévère tandis qu'une méningite virale est souvent bénigne. Par méningite foudroyante, on entend méningite bactérienne.

Signes cliniques d'une méningite foudroyante

Certains signes évoquant une méningite bactérienne doivent alerter. Installation brutale d’une altération de l’état général avec fièvre et frissons, maux de tête violents, intolérance à la lumière, nuque raide, vomissements... À ceux-ci s’associent des signes de gravité : purpura fulminans, l'apparition soudaine de petites taches rouges en étoile, prédominantes sur les membres inférieurs, affection particulièrement fréquente chez l’enfant ainsi que des troubles de conscience et des convulsions.

Lorsqu’il s’agit d’une méningo-encéphalite, on peut aussi observer un déficit moteur (paralysie faciale, hémiplégie), des troubles du comportement, de la désorientation ou des mouvements anormaux à type de tremblements.

La présence de ces signes nécessite une consultation médicale urgente.

Traitement de la méningite foudroyante

Le traitement d’une méningite bactérienne doit être instauré en urgence. L’antibiotique doit être instauré dès la suspicion de méningite. On l’administre par les veines, pendant une durée variable selon le germe (de 7 à 21 jours).

Le diagnostic d’une méningite bactérienne passe par la réalisation d’examens tels qu'une ponction lombaire pour identifier la bactérie en cause, des hémocultures (= culture de sang permettant également d’identifier le germe) et un bilan sanguin.

On peut également réaliser un scanner cérébral et un électroencéphalogramme à la recherche d’un foyer de convulsions (épilepsie). L’antibiotique doit être instauré dès la suspicion de méningite. Le plus souvent, il s’agit d’une céphalosporine de 3e génération, comme la Rocéphine®.

La plupart du temps, on associe à l’antibiotique des corticoïdes qui améliorent le pronostic. Une méningite bactérienne nécessite également des mesures de prévention envers l’entourage :

  • isolement respiratoire avec port de masques : méningocoque ;
  • déclaration obligatoire : méningocoque, listeria monocytogenes, bacille de Koch ;
  • enquête alimentaire/de l’entourage : listeria monocytogenes, bacille de Koch ;
  • antibiothérapie +/- vaccination des sujets contacts : méningocoque, Haemophilus influenzae.

Ces pros peuvent vous aider