Douleur tempe droite

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka

Sommaire

La migraine est la cause la plus fréquente de céphalées primaires. Elle concerne 10 à 15 % de la population générale. Les douleurs ressenties dans la tempe droite sont le symptôme le plus significatif de la migraine. Voyons ensemble quels sont ses symptômes et comment en venir à bout.

Migraine : qu’est-ce que c’est ?

La migraine est une maladie, différente d’un simple mal de tête. Elle est plus fréquemment rencontrée chez la femme et avant 40 ans. Bien souvent, le malade décrit des céphalées paroxystiques (par crises) évoluant sur des mois voire des années. Il ne présente aucun symptôme entre les crises.

Sur le plan physiopathologique, la migraine est définie comme une atteinte transitoire des vaisseaux du cerveau : inflammation et dilatation. Cette manifestation serait due à une hyperexcitabilité neuronale d’origine génétique et environnementale.

La migraine fait partie des céphalées que l’on appelle primaires : sans lésion sous-jacente. Parmi elles, on distingue également :

  • les céphalées de tension ;
  • les algies vasculaires de la face ;
  • les névralgies essentielles de la face.

Le diagnostic de migraine est posé après avoir éliminé toute autre cause ou lésion sous-jacente.

Facteurs déclenchants d'une douleur dans la tempe droite

Certains facteurs favorisent l’apparition de crise migraineuse :

  • stress, contrariété, période de détente brutale (migraine du week-end) ;
  • alimentation : alcool (vin blanc), chocolat… ;
  • conditions de vie : sommeil de mauvaise qualité, hypoglycémie de fin de mi-journée (saut de repas) ;
  • facteurs climatiques, environnementaux : lumière clignotante, décor rayé d’une pièce, bruits, odeurs… et hormonaux : règles (migraine cataméniale), contraception.

Douleurs dans la tempe droite : quels symptômes ?

On distingue deux types de migraine : avec et sans aura.

Le diagnostic de migraine est posé à partir de 5 crises migraineuses. Chaque crise dure entre 4 et 72h :

  • La céphalée répond à au moins 2 des critères suivants : unilatérale, pulsatile, modérée ou sévère, aggravée par les efforts physiques quotidiens.
  • Elle est accompagnée par au moins 1 des signes suivants : nausées ou vomissements, phono/photophobie.

Encore appelée migraine accompagnée, la migraine avec aura répond aux mêmes critères diagnostiques que la migraine sans aura, auxquels viennent s’ajouter :

  • une aura visuelle, la plus fréquente, on parle aussi de migraine ophtalmique : point lumineux dans le champ visuel, amputation du champ visuel, diplopie (vision double), déformation des lignes voire hallucinations visuelles élaborées ;
  • une aura sensitive, assez fréquente : paresthésies (fourmillements) des doigts/ membres/pourtour des lèvres ;
  • des troubles du langage, plus rares : manque du mot, dysarthrie (difficulté à articuler), aphasie totale (incapacité au langage) ;
  • une aura motrice, très rare : déficit moteur d’un membre.

Toute migraine inhabituelle ou migraine avec aura nécessite une évaluation hospitalière, éventuellement en urgence, afin d’éliminer un autre diagnostic. Le bilan comprendra scanner cérébral +/- doppler des vaisseaux du cou +/- électroencéphalogramme, prises de sang et consultation du neurologue spécialiste.

Traitement des douleurs à la tempe droite

Le traitement de la migraine comporte des règles hygiéno-diététiques : le traitement de la crise et éventuellement un traitement de fond :

  • La suppression des facteurs déclenchants de crise migraineuse est essentielle. On recommande au patient de s’allonger au calme, dans la semi-obscurité en cas de crise. L'utilisation d'anti-nauséeux est parfois nécessaire.
  • Le traitement médicamenteux de la crise migraineuse doit être pris le plus précocement possible, dès l’apparition des symptômes. Les triptans sont prescrits en première intention : Imigrane®, Naramig®, Zomig®, Relpax®, Almogran®, Tigret®…

Certaines particularités sont observées :

  • Migraine avec aura : Aspirine® et AINS (anti-inflammatoire non stéroïdien) dès l’aura, triptan seulement au début de la céphalée car inefficace sur l’aura migraineuse.
  • Migraine cataméniale : œstradiol en per-cutané Oestrogel®, pendant 8 jours, à débuter la veille des règles.
  • Migraine résistante au traitement : commencer par de l’Aspirine® ou un AINS à compléter avec un triptan 2h après si non soulagée.
  • Un traitement médicamenteux de fond se justifie en cas de crises fréquentes (> 2 à 3 épisodes par mois) et sévères. De nombreuses molécules sont utilisées, parmi les plus fréquentes, les béta-bloquants (Avlocardyl® et Lopressor®, Seloken®) ou, s'ils ne peuvent être utilisés, le topiramate surtout pour les migraines chroniques.
  • En cas d'échec d'au moins deux traitements oraux, la toxine botulique et les anticorps anti-CGRP sont indiqués.

En cas de migraine, un suivi spécialisé par un neurologue est nécessaire, pour l’évaluation du traitement médicamenteux également. L’évaluation systématique de l'impact fonctionnel induit par toute migraine est recommandée en utilisant l'échelle HIT-6. Elle repose sur 6 questions mesurant l'impact de la crise et l'impact global à l’aide d’un score allant de 36 à 78. Un score supérieur à 60 signifie un impact majeur de la migraine.

Aussi dans la rubrique :

Symptômes & diagnostic

Sommaire

Ces pros peuvent vous aider