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La névralgie du trijumeau, est aussi appelée névralgie essentielle de la face ou névralgie « de Trousseau ». Il s’agit d’une douleur touchant une moitié de visage, survenant par crises et pouvant être particulièrement handicapante. Le plus souvent, aucune cause n’est retrouvée et l’ensemble des examens effectués à la recherche d’une pathologie associée reviennent négatifs.

Toutes les infos dans notre article.

Névralgie du trijumeau : une pathologie très douloureuse

Symptômes atypiques

La névralgie du trijumeau est une maladie rare. Cependant, les symptômes orientent souvent le médecin rapidement vers cette cause.

Il s’agit d’une douleur :

  • paroxystique, fulgurante ;
  • de type « décharges électriques », « broiement » ou « brûlures » ;
  • évoluant en salves, de façon plus ou moins rapprochées et répétées ;
  • toujours unilatérale ;
  • limitée au territoire du nerf trijumeau : touchant le plus souvent la zone maxillaire ou sous orbitaire ;
  • jamais associée à d’autres symptômes neurologiques, notamment pas de déficit, ni sensitif, ni moteur.

Les périodes douloureuses s’organisent par crises, souvent séparées de plusieurs semaines.

La névralgie du trijumeau touche plutôt les femmes, le plus souvent après 50 ans.

Comment est déclenchée la douleur ?

La douleur est souvent déclenchée par la stimulation cutanée d’une zone dite « zone gâchette ». Elle peut également être déclenchée par la parole, le rire ou certaines mimiques.

Qui consulter ?

La névralgie du trijumeau est une pathologie neurologique qui nécessite un certain nombre d’examens afin d’éliminer d’autres affections pouvant causer ce type de douleur. Le diagnostic est le plus souvent supposé aux urgences ou par le médecin généraliste. Dans les suites de ce diagnostic, une consultation spécialisée en neurologie est nécessaire afin de préciser les examens et le traitement éventuel à mettre en place.

Quels examens sont réalisés ?

Le but des examens réalisés par les médecins face à ce type d’atteinte est d’éliminer une pathologie pouvant être la cause de cette douleur. La névralgie du trijumeau est dite « essentielle » quand elle ne présente pas de cause retrouvée. On traitera alors uniquement les symptômes.

Le neurologue pourra choisir de réaliser par exemple : une IRM cérébrale et du crâne, une angio-IRM ouparfois une ponction lombaire.

Traitement de la névralgie du trijumeau

Les traitements possibles peuvent être médicamenteux ou chirurgicaux. Il s’agit de traitements symptomatiques, c’est-à-dire dont le but est de soulager la douleur.

Le plus souvent un essai médicamenteux est réalisé en première intention. En cas d’échec, d’intolérance ou de contre-indication, les traitements chirurgicaux seront réalisés.

Le médecin pourra par exemple proposer des médicaments de type antiépileptiques pour prévenir l’apparition des crises douloureuses. Ces médicaments fonctionnent par analogie de cette douleur avec un mécanisme épileptique.

Les traitements chirurgicaux consistent en une libération ou une destruction partielle du nerf trijumeau le long de son trajet. En effet, une compression du nerf pourrait être à l’origine de cette douleur. On pourra citer différentes techniques comme « l’alcoolisation », la thermo coagulation, la radio-chirurgie par Gamma-Knife ou encore la chirurgie conventionnelle.

Le choix de la technique est réservé au médecin en fonction de l’atteinte, de l’état du patient et de ses préférences. La prise en charge chirurgicale peut parfois conduire à une baisse de sensibilité du territoire concerné.

Le plus souvent, cette prise en charge s’effectue sous anesthésie locale, parfois sous anesthésie générale.

En cas de cause retrouvée à la névralgie du trijumeau, le traitement de la douleur sera le traitement spécifique de la cause.

Névralgie du trijumeau : et après ?

Le plus souvent, le traitement soulage le patient : dans 70 % des cas pour le traitement médicamenteux. L’efficacité du traitement chirurgical dépend de la gravité de l’atteinte et du type de technique utilisée.

Dans les formes chroniques de la maladie, la douleur peut évoluer sous la forme d’un « fond » douloureux permanent, et perdre son évolution typique sous forme de crises.

Dans tous les cas, au moindre symptôme anormal ou alarmant, une consultation médicale en urgence est indiquée.

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